08.09.2009
chandelles dans le vent
De l’onde claire,
De l’eau légère,
Nous en avons puisé
Au puits du temps passé
Ensemble.
Le vert chenu,
De ma tribu,
Les racines gravées
De nos complicités
Evidentes.
Et que valsent les chandelles
Dans le vent
Solidaires étincelles
Du présent,
Vous qui éclairez ma vie
De fils d’amour,
De brins d’humour
Et d’harmonie.
De pierre tendre,
De palissandre
Tes mains de magicien
Ont sculpté mon destin
D’amarante.
Et toi ma douce
Aux yeux de mousse,
Fleurissent chaque jour
Les fleurs de mon amour
Infini.
Et que valsent les chandelles
Dans le vent
Solidaires étincelles
Du présent,
Vous qui éclairez ma vie
De fils d’amour,
De brins d’humour
Et d’harmonie.
Merci !
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09.02.2009
La récolte du moissonneur
A vous, mortels, j'offre la sombre route
Je donne à boire la coupe du trépas,
Je suis l'appel honni et sans nul doute,
Vous frissonnez en entendant mon glas.
Mais n'ayez crainte qu'il vous concerne,
Ce soir, je sors sans mes noirs oripeaux,
Vous pouvez laisser briller la lanterne,
Elle ne verra pas l'ombre de ma faux.
Car je vis une non-vie de labeur,
Sans trêve, je cueille la fine fleur,
La récolte du moissonneur,
Je n'en garde que la rosée des pleurs...
Sans moi pourtant, point de cimetières,
Point de repos pour les âmes lassées,
Et sans l'ombre que vaudrait la lumière,
Que vaudrait la vie sans ultime arrêt?
Si vous saviez le dévouement suprême,
La loyauté qui tend mon gant d'acier,
L'amour qui fleurit sous les crysanthèmes,
La beauté dans les allées de gravier.
Et je poursuis ma non-vie de labeur,
Sans trêve, je cueille la fine fleur,
La récolte du moissonneur
Je n'en garde que la rosée des pleurs...
Alors les soirs où vous aurez trop bu,
Si vous voyez une ombre dans les nues,
Faites un signe de bienvenue
Ce n'est ni ange ni diable fourchu,
Encore moins le père Lustucru,
C'est la Mort, qui vous salue.
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Acide agrume...
Apre blessure de l'amertume,
Fruit de l'usure, acide agrume...
La saveur aigre du désespoir,
Passez vinaigre et poivre noir...
En moi le goût âcre
De ces jours sans fin
De ces jours sans faim,
De ces simulacres.
Et la saveur fade
De ma nonchalance,
De ma triste errance,
De ma mascarade.
Dans ma glace obscure,
Un pantin sans grâce
Se voile la face
D'une épaisse bure.
Et dans mon palais,
Le goût du bonheur,
L'épice des coeurs
Revient me hanter.
Comme tous les soirs,
J'ai porté en terre
Deux ou trois chimères,
Un rêve d'espoir.
Comme à l'habitude,
Je n'ai pour amante
Que la lancinante
Dame Solitude.
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