18.11.2009

good morning england (the boat that rocked)

 

Good morning England/ The boat that rocked, Richard Curtis, mai 2009

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Milieu des années 60 : chaque jours, des millions d’anglais écoutent Radio Rock, l’une des radios pirates qui émet depuis un bateau pirate. A bord du bateau, huit DJ qui vivent pour et par le rock, mais aussi une cuisinière lesbienne, un capitaine dandy et depuis peu Carl,son jeune filleul qui vient de se faire renvoyer du lycée... La vie s'écoule paisiblement, rythmée 24/24 par la musique, les rivalités et l'amitié des animateurs, jusqu'à ce que le gouvernement décide de se débarrasser du problème épineux de ces radios illégales...

Radio Rock entre en résistance, pour l’amour du rock et de la liberté !

 

Voici le nouvel opus d’un de mes réalisateurs favoris, Richard Curtis, l’inspiré créateur de Love Actually. Il s’est emparé ici d’une page de l’histoire de l’Angleterre, de ces révolutions qui ne se font pas dans les arènes d’une chambre des Lords, ni dans les rues de Londres… mais depuis un bateau pirate à bord duquel une bande de joyeux hurluberlus ont insidieusement changé la société, à coup de standards de rock et de murmures sulfureux…

Je savais que mettre Curtis aux commandes d’originaux chatoyants était une évidence, depuis la magnifique prestation de Bill Nighy en ex-star rock dépassée dans Love actually. Il ne nous déçoit pas : le film est un hymne d’amour au rock, à la fantaisie ! Les acteurs sont magiques : ils rendent parfaitement l’époque, les contradictions et la folie de cette bande d’iconoclastes qui peuvent se révéler héroïques ! C’est un opéra, avec ses morceaux de bravoure musicaux, avec ses moments de tension épique, sa propension à montrer la vie à travers la lorgnette décalée de ce navire ancré depuis bien trop longtemps…

A bord de Radio Rock, des hommes, toujours des hommes : chacun des huit DJ a une personnalité et une humanité différente… C’est un monde masculin, jusqu’à la cuisinière lesbienne qui n’a jamais été tentée par le sexe opposé… Les seules femmes qui viennent à bord sont hystériques et décoratives : elles ne sont pas là pour philosopher ! Mais la finesse de l’écriture les rend touchantes : pour une fois, elles se jettent sur des DJs qui n’ont pas des physiques de jeunes premiers. Pour une fois, amour ne rime pas avec toujours. Pour une fois, ce n’est pas une mission, ou l’amour d’une belle qui lie ces drôles de compagnons, mais l’amour de la musique. Et « Young Carl », le jeune héros est là pour nous permettre d’ effleurer leur différences et leur défauts… Mon bémol sur cette partition légère et virevoltante : le rôle de Kennegh Branagh n’est peut-être pas assez exploité. J’aurais aimé en savoir un peu plus sur ce politicien étroit et puritain… Mais avec tant de personnages passionnants, il n’était pas possible de développer chacun d’eux comme je l’aurais souhaité sous peine de produire un film de dix heures !

Moi qui suis née dans un monde où les radios étaient une évidence, où le rock était déjà la « musique à papa », j’ai adoré ce délicieux morceaux de bravoure, particulièrement la fin !

Bravo, monsieur Curtis !

15.06.2009

death at a funeral (joyeuses funérailles)

joyeuses funérailles ( death at a funeral), Frank Oz



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Une comédie funeste qui met du baume au coeur!

 

Et oui, maître Yoda faisant du cinéma... On aurait du mal à croire, comme ça, que notre cher mentor Jedi pouvait nous assener une telle leçon de comédie!
Et chapeau bas... chapeau bien bas à Alan Tudyk, qui m'a fait mal aux côtés tellement il m'a fait rire! Bravo pour ce superbe numéro d'acteur...

Cela faisait trop longtemps que je n'avais pas vu de comédie anglaise... Ils sont forts, les anglais! Ils arrivent à nous faire mourir de rire sur les sujets les plus sordides (ici, l'enterrement d'un père et de ses secrets...), en réussissant un mélange parfait d'absurde, de grotesque et de moments d'émotions... Pour moi en tout cas, la mayonnaise prend et je vais régulièrement suivre le singulier cercueil qui promène sa silhouette dans mon imaginaire.

Les personnages sont bien croqués, ils sonnent justes, toujours à cette lisière austenienne entre agacement et fragilité. Ils sont tous particulièrement bien interprétés par une brochette d'acteurs qui s'en donnent à coeur joie... Nous aussi!!!

22.03.2009

a bord du Darjeeling limited

The Darjeeling limited, Wes Anderson ( 2007)

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Pour embarquer dans le Darjeeling Limited, mieux vaut bien se caler dans son fauteuil, inspirer profondément et ensuite... ensuite, prendre le train en marche et accepter de se perdre en route. Car ce train outrageusement coloré nous amène dans des contrées insolites, à la suite de trois frères en deuil et de leurs montagne de valises.

L'aîné porte multitudes de bandelettes et pansements, le second les lunettes trop grandes du défunt père et le troisième son malaise et ses tentatives d'écriture. Mais dans ce voyage qui, chez beaucoup, serait douloureux, il règne ici une grande légèreté et un éclat de rire. Car les trois héros sont à la fois terriblement humains et pas mal barrés... et leur quête initiatique à la recherche d'une mère devenue religieuse dans un couvent isolé prendra tour à tour des virages comiques et émouvants.

Ce que j'aime ici, outre la finesse avec laquelle Wes Anderson habille son sujet, c'est le fil subtil qui rattache les différentes parties du film et qui nous permet de saisir au passage une belle histoire sur l'amour et sur les racines...

Je ne saurai trop vous conseiller de courir, courir à perdre haleine sur les quais... et d'attraper au vol ce petit bijou.

 

 

 

Saving Grace

Saving Grace,  Nigel Cole (2000)

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Bien qu'allergique à la clope, j'adore ce "feel good movie" que certains trouvent trop tendre avec l'herbe, si je puis m'exprimer ainsi.

Voici donc l'histoire "fumante" de Grace (formidable Brenda Blethyn).

Tout allait bien dans la vie de cette paisible jardinière anglaise, vivant dans un joli cottage dans un mignon village de Cornouailles peuplé de gentils habitants... Jusqu'à ce que son mari ait la mauvaise idée de passer l'arme à gauche et que Grace découvre avec horreur qu'il ne lui a laissé pour héritage qu'un monceau de dettes, un tonneau de mensonges et l'adresse de sa maîtresse. Décidée à ne pas se laisser dépouiller, Grace troque ses orchidées contre des plants de marijuana. Mais, même avec la complicité du village entier, il n'est pas si facile de s'improviser dealer et Grace nous entraîne dans une série de mésaventures dopées à l'humour anglais...

Depuis que j'ai vu ce film, je ne vois plus les boites de corn flakes de la même façon!