03.08.2009
Je vais bien, ne t'en fais pas
Je vais bien, ne t'en fais pas, Philippe Lioret (2006)

Dans le bus qui la ramène d'Espagne, Lili est heureuse: elle est jeune, pleine de projets, débordante de vie... Mais la réalité la rattrape dès son arrivée: son frère jumeau s'est enfui après une dispute violente avec son père, une dispute de trop.
Les jours passent et la quête de Lili pour retrouver son frère devient de plus en plus désespérée. Comment affronter le quotidien quand on est littéralement dévoré par l'absence d'un proche? Comment raccrocher les wagons et continuer à vivre?
Ouvert du bout des doigts, un soir où nous n'avions plus de film à nous mettre sous la dent... cette histoire ne cesse, depuis, de hanter ma mémoire. La faute en revient, pour une certaine partie, à l'obsédant U-turn, d'Aaron, magnifique d'intensité musicale, chanson dont l'équilibre repose sur la fragilité de la voix du chanteur, et qui repasse en boucle dans mes playlists juste après Glen Hansard.
Mais ce n'est pas tout: certes, la BO est belle et sobre (ce qui est assez rare pour être remarqué), mais ce film, malgré ses thématiques sombres, m'a happé par sa puissance émotionnelle.
Un grand bravo, d'abord, aux acteurs et à la subtilité de leur jeu, pour un film qui aurait pu facilement basculer dans la facilité d'un mélo larmoyant. Mais Philippe Lioret a réussi à garder son film dans la zone étrange entre ombre et lumière: un film clair-obscur, alors, où la noirceur des thèmes abordés reste toujours lumineuse. Il y a de l'amour derrière la folie et le malheur, il y a de la compassion et de la douceur. Bien sûr, la fin est prévisible, bien sûr, il y a des longueurs... Mais la sincérité du propos et la force du jeu de Mélanie Laurent compensent les faiblesses de ce joli film.
21:11 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : je vais bien, melanie laurent, philippe lioret



