22.03.2009

a bord du Darjeeling limited

The Darjeeling limited, Wes Anderson ( 2007)

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Pour embarquer dans le Darjeeling Limited, mieux vaut bien se caler dans son fauteuil, inspirer profondément et ensuite... ensuite, prendre le train en marche et accepter de se perdre en route. Car ce train outrageusement coloré nous amène dans des contrées insolites, à la suite de trois frères en deuil et de leurs montagne de valises.

L'aîné porte multitudes de bandelettes et pansements, le second les lunettes trop grandes du défunt père et le troisième son malaise et ses tentatives d'écriture. Mais dans ce voyage qui, chez beaucoup, serait douloureux, il règne ici une grande légèreté et un éclat de rire. Car les trois héros sont à la fois terriblement humains et pas mal barrés... et leur quête initiatique à la recherche d'une mère devenue religieuse dans un couvent isolé prendra tour à tour des virages comiques et émouvants.

Ce que j'aime ici, outre la finesse avec laquelle Wes Anderson habille son sujet, c'est le fil subtil qui rattache les différentes parties du film et qui nous permet de saisir au passage une belle histoire sur l'amour et sur les racines...

Je ne saurai trop vous conseiller de courir, courir à perdre haleine sur les quais... et d'attraper au vol ce petit bijou.

 

 

 

Saving Grace

Saving Grace,  Nigel Cole (2000)

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Bien qu'allergique à la clope, j'adore ce "feel good movie" que certains trouvent trop tendre avec l'herbe, si je puis m'exprimer ainsi.

Voici donc l'histoire "fumante" de Grace (formidable Brenda Blethyn).

Tout allait bien dans la vie de cette paisible jardinière anglaise, vivant dans un joli cottage dans un mignon village de Cornouailles peuplé de gentils habitants... Jusqu'à ce que son mari ait la mauvaise idée de passer l'arme à gauche et que Grace découvre avec horreur qu'il ne lui a laissé pour héritage qu'un monceau de dettes, un tonneau de mensonges et l'adresse de sa maîtresse. Décidée à ne pas se laisser dépouiller, Grace troque ses orchidées contre des plants de marijuana. Mais, même avec la complicité du village entier, il n'est pas si facile de s'improviser dealer et Grace nous entraîne dans une série de mésaventures dopées à l'humour anglais...

Depuis que j'ai vu ce film, je ne vois plus les boites de corn flakes de la même façon!

02.03.2009

Pour Nana... ma grand-mère, partie de l'autre côté du chemin

Même loin, je saurai toujours que tu es Belle, de cette beauté sereine qui n’appartient qu’à toi.

Même loin, je sais que tu as les plus beaux yeux du monde, d’un vert d’opale pailleté d’or.

Même loin, je sais toutes ces petites choses du quotidien qui te rendaient unique…

Alors, pour nos discussions philosophiques quand, étudiante, je venais chercher refuge auprès de toi, pour ta modernité d’esprit et l’ouverture avec laquelle nous pouvions discuter des sujets les plus saugrenus…

Pour ta manie de m’appeler Estelle, Monique et même Tarzan et ton incapacité chronique à m’apprendre tricot et couture…

Pour avoir accueilli mes amis de passage comme autant de rois.

Pour les compétitions de gombotz, les roulés au maac, les flans dans les ramequins verts, pour l’amour avec lequel tu nous offrais des mets de prince…

Parce que tu montrais par l’exemple et non par les grands discours…

Parce que chez toi, le temps ralentissait, s’accordant au rythme tranquille de tes mains de fée.

Parce que tu n’étais pas parfaite, que l’eau pure de tes yeux pouvait briller d’un éclat dangereux…

Parce que tu as vécu ton enfer personnel, affrontant la faiblesse toi qui étais si forte, vivant la dépendance toi qui portais les autres.

Parce que tu es partie sereine, ton visage diaphane libéré de toute tension.

Parce que tu étais la douceur et la force, le feu et l’eau, pour tous ces détails qui te rendent si chère, tu es et tu seras toujours un pilier de ma vie… ma si chère Nana.


 

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