21.03.2011
princesse Zélina
Séie pour les jeunes ( 7-10 ans)
Princesse Zélina, Bruno Muscat- Edith
synopsis de la série : ( et du magazine et des cahiers intimes et les produits dérivés etc.., quoiqu'il manque encore le dessin animé, ce me semble, ce qui est dommage, les histoires s'y prêteraient très bien)
La princesse Zélina habite à Obéron, la capitale du royaume de Noordévie dirigé par le roi Igor, son père adoré. La jeune princesse est, sans le savoir, entraînée dans de multiples aventures par les méchants, sa belle-mère, la reine Mandragone et son "démon à tout faire", Belzékor, car la marâtre veut se débarrasser de la jolie héritière pour mettre sur le trône son horrible fils Marcel... Pour corser le tout, Zélina est amoureuse de Malik, un jeune étudiant, qui se révèle n'être autre que le fils de l'ennemi juré d'Igor et prince du Loftburg, le royaume voisin. D'aventures en aventures, Zélina, son amie Ambre, sa marraine, la fée Rosette et Malil affrontent bon nombre de dangers et d'énigmes palpitantes !
L'intrigue vous dit déjà quelque chose? Comment ça, c'est du Roméo et Juliette corsé de Blanche-Neige, mâtiné d'un peu de Cendrillon, saupoudré d'un soupçon de Molière, doté d'une pincée de Jane Austen... Soit, la recette est connue! Mais c'est dans les vieilles marmites qu'on fait la bonne pêche... euh, je veux dire, soupe! Zélina est une héroïne féminine et moderne, une princesse mignonne et volontaire, Malik est... The gentil prince, un poil trop plat à mon goût, mais bon... il a des excuses, il est déjà en danger permanent! Les méchants sont méchants, les gentils sont... gagnants et tout le monde est content:)
Je plaisante, mais j'aime bien le ton des Zélina: Bruno Muscat assume totalement le côté acidulé de ses histoires et est un conteur vif et distrayant... Et ma fille aime bien recevoir un nouveau Zélina pour découvrir ce que Belzékor a encore mijoté pour s'emparer de la princesse punchy!
Quant aux magazines, l'idée de les centrer autour d'un pays et d'une culture est très bonne: une fois lue l'histoire de Zélina, il reste beaucoup de discussions autour de la mappemonde pour commenter les différents aspects de la culture abordée.



12:38 Publié dans Enfance... Littérature et films jeunesse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : princesse, zelina, bruno muscat, edith, noordevie, bayard poche
15.03.2011
South riding
South Riding, Andrew Davies
mini-série de la BBC, 3 épisodes d'une heure

Ce nouveau costume drama est l'adaptation d'un livre de Winifred Hotby. L'histoire s'ouvre en 1934, avec l'arrivée de Sarah Burton à la tête dre l'école de filles de la petite ville de South Riding. Moderne et ambitieuse, Sarah entreprend d'élargir l'horizon de ses élèves, dans le contexte oppressant de la Grande Dépression. Peines de coeur, secrets familiaux, contexte économique favorable aux magouilles, South Riding dresse un portrait en demie teinte de héros tiraillés entre leurs drames personnels et l'évolution de l'Histoire..
Anna Maxwell Martin campe une moderniste convaincante, dans sa fragilité et dans sa fougue... et dans son attirance pour son antagoniste habituel, le séduisant M. Carnes, qui incarne pourtant le camp des anciens. David Morrissey est toujours aussi parfait dans ce rôle ambigu d'homme de conviction, parfois antipathique mais aussi attachant, particulièrement dans sa proximité avec sa fille Midge. Le reste du casting est une fois de plus parfaitement choisi, avec des mentions spéciales pour Penelope Wilton, toute en retenue et en nuances et pour la jeune Charlie Clark, qui joue Lydia, une élève boursière que Sarah prend sous son aile et tente de pousser plus loin, malgré les conditions difficiles dans lesquelles elle vit.
Mais ce casting 5 étoiles est desservi par le choix de multiplier les intrigues, ce qui aurait fonctionné dans une série plus développée, mais qui donne ici un côté décousu et parfois caricatural, notamment en ce qui concerne les transactions malheureuses du pasteur méthodiste pris dans les filets d'un chantage, ou dans la fin de la série, qui m'a laissé une impression d'inachevé...
Les images sont belles, avec des tons sombres qui servent bien l'histoire: l'espoir y est présent en arrière-plan, tandis que la volonté de se battre est figurée par le rouge vibrant de la robe de Sarah. C'est dans cette volonté de montrer la vie, dans sa complexité et sa dureté, mais aussi dans sa capacité à se transcender, que South Riding m'a touchée, sans me convaincre totalement!



14:35 Publié dans ames romanesques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bbc, south riding, andrew davies, anna maxwell martin, david morrissey
25.02.2011
Les indiens Kogis, La mémoire des possibles
Les indiens kogis, la mémoire des possibles,
sous la direction d'Eric Julien et Muriel Fifils, Actes Sud

Il y a tant de maisons, tant d'immeubles, tant de voitures, de routes et de bruit chez vous. Qui peut encore entendre quelque chose?
"La mémoire, c'est un peu comme les yeux qui sont faits pour voir: si elle se perd, tout devient obscurs..."
(Manuel Dingula, Mammu kogi)
Les amérindiensfont partie de mon cheminement depuis l'enfance, grâce au regard fasciné de ma mère, grâce à ces lectures-choc qui ont nourri ma vision du monde, grâce à la rencontre d'Elders dans une salle austère au Canada, puis grâce à mon amie Erika.
J'ai croisé les indiens Kogis au hasard des pages de ce magnifique livre qui, une fois de plus, m'ouvre les yeux sur les différences édifiantes qu'il existe entre nos sociétés "civilisées" et celles de ces peuples-racines qui posent un regard éclairé sur notre monde. Je ne cèderai pas à l'angélisme, ni ne clamerai qu'ils sont parfaits, ces indiens kogis qu'Eric Julien nous présente avec tant d'affection. Mais après avoir écouté leur message, j'ai quand même une forte envie de prendre l'avion le plus proche pour aller à leur rencontre !
Car leurs mots entrent en résonnance avec mon âme, et y font éclore une belle méditation sur ce qu'est la vie. Des belles photos qui illustrent le livre, je garde la sérénité de ces regards glanés parmi les pages. Sérénité pourtant troublée par la violence quotidienne de ces fous qui ravagent la Sierra Nevada, pillant les terres, tuant les hommes, sans foi ni loi... l'enfer sur terre là où pourrait naître une oasis de sagesse. C'est la raison d'être de ce livre, et du message d'Eric Julien via son association Tchendukua, qui rachète des terres et des objets sacrés pour que les kogis puissent continuer à vivre selon leurs croyances.
Mémoire des possibles, c'était aussi le titre du spectacle de soutien à l'association monté à Paris l'an dernier au Théâtre Comoedia, sous la direction de Pierre Richard et Eric Julien, dans lequel mon compagnon a joué de la guitariole. Spectacle-rencontre entre le message des Kogis et les musiques d'ici, spectacle-rencontre entre des musiciens de coeur, qui lui ont laissé un souvenir fort et des amitiés étonnantes.
http://www.tchendukua.com/index.php?option=com_content&am...
13:13 Publié dans Livres-racines | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : indiens kogis, memoire, possibles, sagesse, spiritualité







