08.09.2009

chandelles dans le vent

De l’onde claire,

De l’eau légère,

Nous en avons puisé

Au puits du temps passé

Ensemble.


Le vert chenu,

De ma tribu,

Les racines gravées

De nos complicités

Evidentes.


Et que valsent les chandelles

Dans le vent

Solidaires étincelles

Du présent,

Vous qui éclairez ma vie

De fils d’amour,

De brins d’humour

Et d’harmonie.


De pierre tendre,

De palissandre

Tes mains de magicien

Ont sculpté mon destin

D’amarante.


Et toi ma douce

Aux yeux de mousse,

Fleurissent chaque jour

Les fleurs de mon amour

Infini.


Et que valsent les chandelles

Dans le vent

Solidaires étincelles

Du présent,

Vous qui éclairez ma vie

De fils d’amour,

De brins d’humour

Et d’harmonie.

Merci !

03.08.2009

Once

Once (John Carney, 2007)

 

images.jpg Once upon a time, Il était une fois, un homme qui chantait dans les rues de Dublin, un homme qui sortait ses tripes devant les passants indifférents. Lui sortait d'une rupture douloureuse, qui lui dévorait le coeur et nourrissait son inspiration... Elle, elle s'est arrêtée pour écouter ce musicien dont la musique lui parlait.

Ils n'avaient rien en commun, ils n'avaient pas d'histoire à vivre, ils n'avaient pas la même culture... Mais ils parlaient la même langue, qui se passe des archétypes, qui se passe des Happily ever after. Once, c'est l'histoire de l'alchimie d'une rencontre. Ce n'est pas un conte de fée, mais on en sort avec un sourire au lèvre et l'envie d'écouter sans fin la voix de Glen Hansard. C'est un petit bijou, tourné sans beaucoup de moyens et sans grandes stars. C'est la preuve qu'on peut réussir à vivre un rêve, que la réalité dépasse parfois la fiction!

C'est surtout un de mes films fétiches, pour des moments d'anthologie: ah, la séance avec l'ingénieur du son blasé: il ne fait rien, mais tout y est! Ah, le regard de Marketa Iglova quand elle joue au piano...Ah! La timidité, la justesse et la force avec laquelle ils nous chantent leur histoire! Once, ca nous donne envie de croire, encore un peu, que l'amour donne des ailes.

 

Je vais bien, ne t'en fais pas

Je vais bien, ne t'en fais pas, Philippe Lioret (2006)

 

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Dans le bus qui la ramène d'Espagne, Lili est heureuse: elle est jeune, pleine de projets, débordante de vie... Mais la réalité la rattrape dès son arrivée: son frère jumeau s'est enfui après une dispute violente avec son père, une dispute de trop.

Les jours passent et la quête de Lili pour retrouver son frère devient de plus en plus désespérée. Comment affronter le quotidien quand on est littéralement dévoré par l'absence d'un proche? Comment raccrocher les wagons et continuer à vivre?

 

Ouvert du bout des doigts, un soir où nous n'avions plus de film à nous mettre sous la dent... cette histoire ne cesse, depuis, de hanter ma mémoire. La faute en revient, pour une certaine partie, à l'obsédant U-turn, d'Aaron, magnifique d'intensité musicale, chanson dont l'équilibre repose sur la fragilité de la voix du chanteur, et qui repasse en boucle dans mes playlists juste après Glen Hansard.

Mais ce n'est pas tout: certes, la BO est belle et sobre (ce qui est assez rare pour être remarqué), mais ce film, malgré ses thématiques sombres, m'a happé par sa puissance émotionnelle.

Un grand bravo, d'abord, aux acteurs et à la subtilité de leur jeu, pour un film qui aurait pu facilement basculer dans la facilité d'un mélo larmoyant. Mais Philippe Lioret a réussi à garder son film dans la zone étrange entre ombre et lumière: un film clair-obscur, alors, où la noirceur des thèmes abordés reste toujours lumineuse. Il y a de l'amour derrière la folie et le malheur, il y a de la compassion et de la douceur. Bien sûr, la fin est prévisible, bien sûr, il y a des longueurs... Mais la sincérité du propos et la force du jeu de Mélanie Laurent compensent les faiblesses de ce joli film.